
Projet de vulgarisation des meilleures pratiques communautaires pour une gestion durable des terres
Projet de vulgarisation des meilleures pratiques communautaires pour une gestion durable des terres
CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET :
Pendant l’hivernage, le ruissellement des eaux de pluie est à l’origine du ravinement des terres
qui, conjugué à l’érosion éolienne, constitue une menace réelle pour l’écosystème de
production et les habitations. En réalité, Kouthia est parsemé de ravins ; cela s’accompagne de
la perte de terres arables, du rétrécissement de l’espace agricole et des pâturages, mais aussi
d’inondations responsables de la destruction des habitations et de déplacement de familles.
Il faut ajouter à cette situation géo climatique l’existence de vents assez forts de saison sèche
qui expose l’espace à l’érosion éolienne. Celle-ci trouve des conditions favorables que sont
l’existence de vents forts soufflant dans la même direction, la présence de sols à texture légère
et la disparition du tapis herbacé en saison sèche.
L’identification des facteurs générateurs d’érosion justifie le recours à des procédés
mécaniques et biologiques comme objectifs majeurs de projet permettant la réduction de la
vitesse du ruissellement des eaux, leur bonne répartition dans l’espace, la recharge de la nappe
phréatique par infiltration et à terme le comblement des ravins et la stabilisation de
l’écosystème de production agricole.
Le projet compte apporter, à travers une démarche participative, inclusive et pédagogique, des
solutions alternatives à la dégradation des terres avec comme challenge la stimulation de la
capacité des bénéficiaires de réagir, de s’adapter et de se remettre des contraintes
environnementales, mais aussi de prendre les dispositions utiles d’alerte et de prévention.
Aussi, le projet prend-il en compte la dimension socio-économique avec le développement
d’activités d’appoint génératrices de revenus pour les femmes engagées dans le projet.
OBJECTIFS GLOBAUX :
Contribuer à la réduction de la vulnérabilité des populations soumises aux déséquilibres
environnementaux par un renforcement de leur résilience à la dégradation constante de
leurs terres.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Restaurer les terres dégradées de la zone de Médina Niahénne ;
Renforcer les capacités des membres du GIE.
RESULTATS ATTENDUS :
Des ouvrages antiérosifs sont aménagés.
Les terres aménagées sont reboisées
Les capacités des relais communautaires en techniques de DRS / CES sont renforcés.
Les capacités en techniques de compostage et d’amélioration du fumier des
bénéficiaires sont renforcées
Les capacités de diversification des activités génératrices de revenues sont renforcées
ZONE D’INTERVENTION :
Région de Kaffrine/Commune de Sagna (village Médina Niahène)
CIBLE :
Communautés locales
BAILLEUR : Programme de Microfinancement du Fonds Environnement Mondial/
PMF/FEM-PNUD

Projet de valorisation agro écologique des terres récupérées et de renforcement du pouvoir économique et décisionnel des femmes.
Projet de valorisation agro écologique des terres récupérées et de renforcement du pouvoir économique et décisionnel des femmes.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET :
Le plateau de Thiès et la vallée de Notto constituent des zones fortement marquées par la
dégradation des terres. Cette situation a beaucoup ralenti le développement socio-économique
des communautés avec la persistance de la pauvreté et l’exode rural massif de la population
active même les couches dites vulnérables, dont les femmes et les jeunes filles, ne sont pas
épargnées. La vulnérabilité des femmes et des jeunes en milieu rural s’explique par plusieurs
facteurs notamment :
Le manque d’opportunités économiques :
Dans la région de Thiès l’employabilité des jeunes et des femmes est limitée à cause de la
croissance démographique qui engendre la rareté des espaces cultivables. Le taux de chômage
en milieu rural concerne plus les femmes et les jeunes dû au manque de formation
professionnelle et un faible niveau d’instruction. Ainsi l’agriculture qui figure parmi les
activités principales en milieu rural est considérée par l’État et tous les acteurs de
développement comme l’une des solutions à la lutte contre l’insécurité alimentaire.
La discrimination de genre :
Les normes socioculturelles et religieuses qui régissent le territoire sénégalais ne facilitent pas
l’application de certaines lois et décrets en faveur de l’égalité des chances et d’accès aux
femmes et aux hommes sur plusieurs ressources essentielles. Malgré l’existence de lois qui ne
fait pas de discrimination entre femme et homme sur l’accès à certaines ressources telles que
la terre, il est toujours constaté que les femmes ont moins facilement accès à la terre. Elles ont
souvent accès à des terres non fertiles et/ou tardivement (milieu hivernage) alors qu’elles
constituent la main-d’œuvre agricole la plus importante. Elles sont toujours reléguées au
second plan dans les commissions qui gèrent et contrôlent le foncier et ignorent l’existence
des lois qui régissent le foncier.
Face à cette dure réalité, ADT-GERT a fait de la lutte contre le ruissellement des eaux
pluviales et de la remontée de la nappe phréatique son cheval de bataille depuis plus de 20
ans.
Actuellement, les résultats sont probants avec la restauration de plusieurs centaines d’hectares
propices à l’activité agricole, ce qui pousse les femmes à vouloir valoriser les terres
récupérées avec la pratique du maraîchage.
Le principal enjeu est de satisfaire les besoins déjà exprimés par les femmes et les jeunes
filles qui devraient bénéficier d’un environnement favorable comprenant :
L’acceptation du principe de l’Égalité de Genre qui est en train de s’ancrer dans les
terroirs villageois ;
L’accès progressif aux informations portant sur le droit des femmes surtout concernant
le foncier ;
La stabilité des femmes et leur engagement dans tous les secteurs du développement
rural ;
L’apport respecté des femmes dans l’épanouissement social et économique des
ménages ruraux ; et
L’émergence d’un leadership féminin engagé.
Cependant, ce contexte favorable doit trouver sa véritable expression dans le renforcement du
pouvoir économique des femmes et des jeunes filles. Cela a le double avantage de stabiliser
leur contribution dans le budget familial et de renforcer leur pouvoir dans la prise de décision
concernant le ménage et leurs intérêts au sein de la communauté. Dans cet ordre, les actions à
mener gravitent autour du maraîchage agroécologique pour une meilleure résilience face aux
changements climatiques et de la promotion du leadership féminin.
OBJECTIFS GLOBAUX :
Contribuer à l’autonomisation économique des femmes, grâce à la promotion et à la
valorisation de produits agroécologiques pour une meilleure résilience aux changements
climatiques.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Augmentation de la participation active des femmes dans les instances décisionnelles
au sein de leur communauté ;
Augmentation des revenus moyens mensuels générés par les femmes du groupement
pour le groupement.
RESULTATS ATTENDUS :
Résultat ultime :
Accroissement de l’autonomisation décisionnelle et économique des femmes de la
région de Thiès au Sénégal
Résultats intermédiaires :
Augmentation de la participation active des femmes dans les instances décisionnelles
au sein de leur communauté.
Augmentation des revenus moyens mensuels générés par les femmes du groupement
pour le groupement.
ZONE D’INTERVENTION :
Région de Thiès/Commune de Notto Diobass (village de Pout Diack)
CIBLE :
GPF de Pout Diack
Bailleur : Mer et Monde

Adaptation basée sur les écosystèmes (AbE)
Adaptation basée sur les écosystèmes (AbE)
DESCRIPTION DU PROJET :
Le climat du Sénégal, caractérisé par une forte variabilité interannuelle et inter- décennale, a
été particulièrement marqué ces dernières décennies par l’alternance de sécheresse et de
précipitations intenses. La vulnérabilité au changement climatique dans la Réserve de
Biosphère du Ferlo (RBF) et la Ville et le Plateau de Thiès (VPT), ressentie par les
communautés est élevée et exacerbée par la pauvreté, la mauvaise planification, la
gouvernance inadéquate des ressources naturelles et du paysage, l’accès limité à l’éducation et
la dégradation générale des écosystèmes. Pour surmonter les obstacles à une croissance
résiliente et à l’adaptation au changement climatique, le projet « Adaptation basée sur les
écosystèmes (AbE) pour des ressources naturelles et des communautés agropastorales
résilientes dans la Réserve de biosphère du Ferlo et le Plateau de Thiès » est mis en œuvre par
l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), à
travers l’UICN et le PNUD. Ce projet a pour objectif de renforcer la résilience de la
biodiversité, des services écosystémiques et des communautés agropastorales face à l’impact
du changement climatique croissant, et aux risques associés aux sécheresses et inondations
annuelles. Les résultats attendus des interventions du projet sont (i) le renforcement des
capacités des parties prenantes dans la planification et la mise en œuvre de l’AbE pour
maintenir et/ou créer un capital naturel résistant au climat, (ii) une meilleure résistance au
changement climatique des moyens de subsistance agropastoraux, des écosystèmes naturels et
des paysages productifs grâce à l’adoption de pratiques d’AbE, et (iii) un investissement accru
du secteur privé dans les chaînes de valeur basées sur l’utilisation durable des ressources
naturelles, avec des entrepreneurs locaux et des MPE produisant des biens et des services.
Produits attendus :
Les organes de gouvernance participative de la RBF et du PVT sont établis/revitalisés et
renforcés par une approche genre pour une meilleure coordination globale en réponse aux
risques du changement climatique et l’intégration des femmes dans la prise de décision; ii) Les
compétences et les connaissances locales, en termes de prise de décision, de planification et
de mise en œuvre de l’AbE pour maintenir et/ou créer un capital naturel résilient au climat,
sont améliorées; iii) Les plans d’utilisation et de gestion des terres dans la RBF sont mis à jour
et mis en œuvre pour intégrer l’approche AbE dans les réglementations, politiques et systèmes
de prise de décision régionaux et locaux, en utilisant une approche sensible au genre ; iv) La
régénération des zones dégradées et la résilience des agropasteurs face au changement
climatique sont améliorées par une gestion durable des pâturages et un réseau d’enclos et de
zones interdites dans la RBF; (v) Les ressources naturelles de la RBF sont protégées contre les
incendies, surveillées et utilisées de manière durable ; (vi) Des mesures AbE sont mises en
œuvre sur le Plateau pour réduire les inondations dans la ville de Thiès ; (vii) L’expérience de
régénération naturelle assistée est capitalisée et promue dans le Plateau de Thiès ; (vii) Une
ceinture verte résistante au climat est restaurée autour de la ville de Thiès ; (ix) Une
plateforme du secteur privé est mise en place pour mieux coordonner les activités de la chaîne
de valeur qui promeuvent l’AbE ; (x) Des forums de parties prenantes sont organisés pour
catalyser les investissements des secteurs privé et public vers la création d’un capital naturel
résilient et (xi) Gestion adaptée des leçons apprises et du système de suivi-évaluation.
ZONE D’INTERVENTION :
Réserve de Biosphère du Ferlo (RBF) et la Ville et le Plateau de Thiès.
BAILLEUR :
Le projet est mis en œuvre par deux agences d’exécution du Fonds pour l’environnement
mondial (FEM), le PNUD et l’UICN, et exécuté par l’Agence sénégalaise de reforestation et
de la Grande Muraille Verte (ASERGMV) en tant qu’entité d’exécution.
